Marion PROCHAZKA: Comment j’en suis arrivée là

Si on m’avait dit un jour « Tu feras de la politique », j’aurais très certainement éclaté de rire ! N’importe quoi ! Comme beaucoup, je me suis contentée d’observer vaguement ce qui se passait autour de moi, tout en travaillant et en élevant mes enfants. Chaque fois qu’il fallait voter, j’y allais.

Le score du FN de mon village m’a fortement perturbée, mais j’ai éludé la chose par un trop facile « je n’y peux rien si les gens font le mauvais choix »

Puis petit à petit, les enfants grandissant, j’ai commencé à m’intéresser au fonctionnement de notre monde, à cette mondialisation dont on nous rebattait les oreilles. Un livre « le monde selon Monsanto »de Marie-Monique Robin a été le déclencheur de mon éveil politique réel, le destructeur de ma naïveté : non,  notre monde n’est pas bienveillant et ne tend pas à le devenir.

J’ai donc commencé par agir et consommer différemment. Je crois que ça a été mon  tout premier acte politique. Consommer local, de saison, issu le plus possible de l’agriculture biologique, fuir au maximum la grande distribution, c’est devenu une priorité. Mais très vite ça n’a plus été suffisant. En effet, ce choix n’était possible que parce qu’à la maison nous étions 2 à avoir un bon boulot, ce qui est loin d’être le cas pour tout le monde. Bref je suis une « privilégiée » et en soi ce n’est pas satisfaisant. Pouvoir bien se loger, bien se nourrir, bien se chauffer ne devrait pas être un luxe.

Puis, j’ai commencé à réagir quand on me parlait de l’insécurité de Roquemaure. Non, je n’ai jamais senti de danger dans ce village ni pour moi ni pour mes enfants.

J’ai pris alors conscience qu’il fallait que j’agisse, mais comment ? Seule, j’étais plutôt limitée. Je me suis donc intéressée aux formations politiques qui pouvaient répondre à mes attentes sociales, écologiques, sociétales. Le Front de Gauche avec l’Humain d’abord et le Parti de Gauche avec l’écosocialisme m’ont paru être les seuls à pouvoir donner les moyens pour généraliser le bien-vivre, le bien-être ensemble et pour assurer les biens communs à tous (santé, travail, logement, éducation, nourriture …), que ce ne soit plus un luxe.

Je me retrouve donc engagée activement en politique. Et maintenant si on me dit « tu fais de la politique », je souris et je réponds « Il faut bien s’y mettre, il y a tellement de choses à faire »

Marion Prochazka

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