Notre philosophie, nos lignes directrices

Ce premier texte programmatique défini le cadre général dans lequel nous comptons orienter notre action. Nous vous proposerons dans les semaines et mois à venir une application spécifique à notre ville de Roquemaure.

Philosophie générale : Placer au premier plan l’intérêt général humain et la notion de bien commun.

La commune est l’échelon de la vie démocratique le plus pertinent pour construire, avec les citoyens, les politiques locales et cogérer les services publics qui en découlent. Nous refusons les transferts de pouvoir au profit d’instances de second ou de troisième degré (comme le haut conseil des territoires et la conférence territoriale de l’action publique). Non seulement elles échapperont à tout contrôle démocratique mais elles renforceront les baronnies.

Nous sommes favorables à des intercommunalités fondées sur la solidarité et des projets partagés et non sur la mise en concurrence des territoires. Nous souhaitons la protection des biens communs et fondamentaux par les services publics et non l’encouragement à leur marchandisation et privatisation. Pour nous, la République commande l’égalité de traitement entre tous les citoyens et non un exercice de la citoyenneté à géométrie variable.

Objectifs :

  • Réduire le temps aliénant (trajets domicile travail, temps consacré à la consommation,…) qui réduit le temps de l’émancipation, de la vie sociale, de l’implication citoyenne hors de la domination consumériste.
  • Stopper l’étalement urbain, destructeur de terres agricoles et naturelles, au travers du Plan Local d’Urbanisme, premier outil de planification.
  • Promouvoir le développement économique industriel et commercial de proximité pour créer des emplois qui profiteront aux habitants; 
  • Promouvoir un habitat qui assume et réalise la mixité sociale;
  • Promouvoir l’accès aux biens communs ; l’accès à la culture, aux sports et aux loisirs
  • Conserver ou créer des espaces de nature préservés, accessibles à tous, quelque soit son milieu social, son quartier, sa condition ou même son handicap.
  • Protéger la biodiversité, en gérant les espaces publics selon les usages.
  • Contribuer à développer les circuits courts et l’autonomie alimentaire en favorisant une agriculture locale paysanne et vivrière.

Moyens :

 La laïcité est le fondement même qui permet de se projeter dans un avenir commun par delà nos différences. Elle concourt à laisser à distance les cléricalismes les plus rétrogrades, les replis identitaires et les tentations communautaristes. Seule la laïcité est garante du vivre-ensemble.

  •  Impulser une politique de redistribution de l’impôt local, le plus injuste, par l’exercice de la solidarité en direction des plus précaires. Questionner l’accès et donc la tarification du service public local (gratuité, quotient familial, taux d’effort).
  •  Encourager un mouvement associatif fort, qui porte et promeut les valeurs de la République.
  • Le service public local de la petite enfance doit assurer qualité et diversité pour répondre aux besoins des familles et au développement des petits.
  • Agir pour un approvisionnement dans les filières locales et si possible biologiques, lutter contre la malbouffe, démarche pédagogique et participative avec les familles…
  • Les services périscolaires doivent gagner en qualité, pour une continuité pédagogique en dehors de l’école et pour mieux accueillir aussi les adolescents, les soutenir dans leur prise progressive d’autonomie.
  • La création d’équipements qui poursuivent les objectifs de diffusion de la culture : médiathèques gratuites, cinémas publics, maisons des arts, de la musique et de la danse, promouvoir la piscine municipale pour limiter les piscines privées qui sont écologiquement contestables.
  • En matière d’eau, organiser une politique de gestion publique plus juste et plus écologique, y compris en définissant un niveau de gratuité pour l’indispensable à la vie.
  • Gestion publique des déchets, avec une politique volontariste de diminution des déchets.
  • Gratuité : chaque bout de gratuité pose la question des usages et la définition de nos besoins mais aussi sur la redistribution des richesses par le service public.
  • Promouvoir l’Economie Sociale et Solidaire : Elle interroge sur l’utilité sociale de la production, son impact environnemental, et la démocratie sociale, c’est-à-dire la manière dont sont organisées les prises de décision dans l’entreprise et la société.
  • Limiter la publicité dans l’espace public.
  •   Permettre aux citoyens de s’approprier les ambitions collectives. Favoriser les espaces démocratiques : développement de l’internet pour favoriser les échanges interactifs et le débat entre les citoyens et les élus, votations citoyennes, budgets participatifs… Notre première tâche est de nous rendre disponibles pour le débat citoyen, qui précède et conditionne l’émancipation et l’adhésion à un projet de société.
  •  Refuser la vidéosurveillance de l’espace public. Les caméras sont coûteuses et inefficaces. Au mieux, elles favorisent le déplacement de la délinquance vers des zones non surveillées. La sécurité relève de la compétence régalienne de l’Etat, c’est cette conviction qui doit guider l’action locale notamment  vis-à-vis des polices municipales. L’argent pour l’installation, l’utilisation et la maintenance de ces cameras, devrait être redirigé en direction du tissus associatif.

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