En quoi un mandat électoral local peut il permettre de changer notre société ? La résistance peut elle passer par une action locale ?

Comme annoncé dans l’article « les motivations de mon engagement »,  je vais tenter de vous expliquer pourquoi, selon nous, un mandat électoral local à Roquemaure peut permettre de changer notre société et pourquoi la résistance au libéralisme ambiant peut passer par une action locale.

Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’organisation de la société figée et idéale. La société est un moyen pour des êtres divers de vivre ensemble. L’être humain est un être individualiste qui a besoin des autres pour grandir. C’est cet équilibre précaire entre individualité et solidarité que nous devons trouver dans des contextes mouvants et évolutifs. Mouvants et évolutifs parce que la société évolue par les humains qui la composent mais aussi parce qu’elle a une incidence sur l’évolution des humains qui la composent.  Certains humains la faisant plus évoluer que d’autres.

Nous avons été nourris dans l’esprit de la République et de sa devise « Liberté – Égalité – Fraternité ». C’est de là que, quelles que soient nos diversités généalogiques (et dans un pays central comme le notre, elles ont des raisons de l’être), nous tenons notre identité Française. C’est de là que la nationalité française n’est pas transmise par le sang mais par la naissance sur le sol et /ou l’adhésion à l’esprit de la République.

Notre ambition est de concourir à l’évolution d’une société plus humaine qui permette aux femmes et hommes de vivre leurs vies de la manière la plus équilibrée possible et à l’abri de la misère (Liberté – Égalité – Fraternité).

Au niveau national, nous militons pour que notre volonté de faire évoluer la société  vers une direction plus humaine soit entendue et que nos concitoyens y adhèrent.  Mais  s’il est important pour nous de changer l’organisation de notre société au niveau national, la direction démocratique dans laquelle nous voulons la voir évoluer passe par une mise en œuvre locale.

La démocratie représentative (délégation de pouvoir des électeurs vers un élu) a ses limites. Nous constatons régulièrement que les élus n’appliquent que très rarement les programmes pour lesquels les citoyens ont voté.  La démocratie ne peut se limiter à un vote tous les 5 ou 6 ans et le seul droit de dire que l’on n’est pas satisfait de la politique menée. Nous avons oublié que les électeurs donnent mandat aux élus pour la mise en œuvre d’une politique, pas pour qu’ils fassent comme ils l’entendent une fois élus.

Nous faisons également le constat que nous pourrions disposer désormais des outils qui permettent une réelle démocratie participative des citoyens. Nous définissons la démocratie participative comme un échange durant toute la mandature entre les élus et les citoyens permettant la prise en compte de la volonté de ces derniers. La votation fait partie des moyens  à utiliser. Le but est également d’appréhender et de tenir compte des réticences des minorités, étant entendu que les élus doivent assumer la responsabilité qui leur a été dévolue.

L’échelon local peut être le lieu qui nous permette de donner le goût de la démocratie participative à nos concitoyens,  de la mettre en application.

Le site internet de la commune doit être un moyen de partager les projets, de donner envie aux habitants d’assister aux réunions publiques et pour ceux qui ne le peuvent pas d’être informés, de donner leur avis dans des forums dédiés à ces projets.

Les associations dont l’apport à notre société n’est pas monétisé, ni comptabilisé dans le PIB (Produit Intérieur Brut) de la nation, doivent être considérées, aidées par la commune parce qu’elles participent à la vie de la commune.

Des comités de quartier doivent permettre de traiter les questions d’intérêt général tel que voirie, circulation, propreté, voisinage, etc. Ils peuvent tenir un rôle de revendication, de proposition et d’action. Ils participent de la nécessaire éducation populaire des citoyens à l’élaboration des décisions qui les concernent.

Ces moyens d’échange et de prise en compte des attentes des habitants de Roquemaure seraient employés dans le cadre des orientations choisies lors des élections municipales par les électrices et électeurs  et définies pour ce qui nous concerne dans l’article « Notre philosophie, nos lignes directrices » du présent site.

Ne croyez vous pas qu’il serait plus agréable de créer par les échanges, les discussions et la réalisation de projets un sentiment d’appartenance, d’attache à notre ville plutôt que de la vivre comme une cité dortoir, ce qu’elle n’a cessé de devenir depuis quelques décennies.

Ne croyez vous pas que de la discussion et de l’échange nait la richesse de la vie commune. Il suffit d’avoir assisté à quelques réunions du conseil municipal de Roquemaure pour se demander où est l’échange, où est la démocratie. Les sujets, préparés à l’avance (par qui ?), sont présentés et votés (souvent à la majorité) sans qu’il y ait la moindre explication, la moindre discussion. Le conseil municipal n’est qu’une chambre d’enregistrement (comme si les désaccords étaient tels dans la majorité sortante qu’il est impossible qu’il y ait une discussion au grand jour).

Vous pouvez vous demander quelles sont nos compétences pour mener à bien une telle action. Nous avons celles que nous avons acquises dans nos métiers respectifs, nos engagements. Nous avons surtout l’envie, le désir de mettre en œuvre les idées sociales et républicaines qui sont les nôtres. Nous voulons prouver qu’il est possible d’organiser la société sur les bases qui mettent « l’humain » au centre du projet économique. Nous aurons pour nous aider sur cette voie, des exemples et l’aide de personnes qui ont déjà commencé ce travail dans leurs communes : Gabriel AMARD qui a été maire de Viry-Châtillon et est maintenant président de la Régie de l’eau des lacs de l’Essonne,Tony BERNARD, maire de Chateldon en Auvergne, Corinne MOREL-DARLEUX, conseillère régionale de la Drôme, René REVOL, maire de Grabels dans l’Hérault. Plus près de chez nous, Edouard CHAULET, à Barjac, qui a fait entrer l’agriculture biologique dans les cantines ; Jacques DEMANSE, à Sauveterre, qui a permis, par son action, l’accès à la propriété et l’habitât social de nombreux jeunes Sauveterrois dans des maisons de qualité répondant aux nouvelles règles écologiques et à un coût réduit.  Et bien d’autres.

Vous l’aurez compris, c’est aussi par notre action locale que nous voulons changer la société et mener bataille contre le libéralisme économique qui nous pousse à un individualisme forcené. La résistance passe par toutes ces petites poches locales où nous créerons de la solidarité, du « bien vivre » ensemble. Ces poches de résistances qui, unies les unes avec les autres, nous permettrons aussi de changer le cours de la vie au niveau national. Ces poches de résistance qui s’organisent également partout en Europe et se fédèrent.

Nous ne sommes pas seuls. En Europe, dans le monde, des femmes, des hommes redressent la tête et marchent. Le vent se lève. Pourquoi ne passerait il pas à travers le Mistral sur notre ville de Roquemaure ?

Luc Rousselot

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Un commentaire pour En quoi un mandat électoral local peut il permettre de changer notre société ? La résistance peut elle passer par une action locale ?

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