Coup de gueule :

Quand je reviens du travail, après l’Escatillon, je tourne à droite sur la rue Pasteur puis je prends la rue du 8 Mai 1945 et au bout, face à l’école primaire, je prends à gauche la rue Carnot.

Jeudi soir 25 Juillet vers 19h45, alors que j’arrivai, sur la rue du 8 mai 1945, je vois, débouchant de la rue Michelet, un jeune sur une moto de cross, sans casque, faire demi tour et donc reprendre cette rue en sens interdit. Alors que je tourne sur la rue Carnot, je vois le même jeune débouché sur ma gauche, par conséquent toujours en sens interdit.

Hier soir, Samedi 27 Juillet 2013, Alors que nous sortions du restaurant, et que nous avions entendu depuis un certain temps le bruit d’une moto prenant le centre ville de Roquemaure pour un circuit, je vois, sur le boulevard national, la même moto avec le même jeune, toujours sans casque, et sans lumières, cette fois-ci.

Depuis au moins Jeudi, donc, ce jeune fait n’importe quoi avec sa moto dans le centre ville, et personne ne lui dit rien. Que fait la Police Municipale ? Que fait la Gendarmerie ? Ont-ils reçu des consignes pour ne pas intervenir ?

Avant de râler plus loin,  et pour ne pas réagir comme un vieux (qui aurait oublié qu’il faut que jeunesse se passe), je cherche dans ma mémoire et je me souviens quelques soirées dans les citées de Saint Génies. Mon frère avait eu un cyclomoteur pour ses 14 ans et nous avions fait quelques tours plusieurs soirs de suite en ce début du mois de juin 1980. Je me dis, aujourd’hui, que nous avons dû gêner les voisins par le bruit et qu’ils se sont montrés, ma foi, tolérants. Mais le bruit est une chose, le danger couru et que fait courir à autrui ce jeune en est une autre. Nous respections la vitesse, les sens uniques, le cyclomoteur était éclairé et nous portions le casque.

On peut aussi dire qu’il y a toujours eu des jeunes pour faire n’importe quoi en moto, mais ils sont nombreux à finir en fauteuil roulant. Il faut savoir aussi les protéger contre eux-mêmes.

Il est intolérable que ce jeune puisse, jour après jour, faire fi de la loi en toute impunité. D’une part parce qu’il acquière ce sentiment de pouvoir faire ce qu’il veut, d’autre part, parce que, première raison de frustration, ceux qui respectent la loi ne comprennent pas, et à juste titre, qu’on les verbalise, eux, pour des infractions plus mineures. Quand la loi ne s’applique pas à tous uniformément, nous ne vivons plus dans un état républicain et démocratique.

Notre état n’est plus un état républicain. Et ce sont nos élus politiques et les oligarchies capitalistes et financières qui le dirigent qui en sont responsables.

 Ils s’accordent des passes droits, financent leurs partis politiques et leurs campagnes électorales par des magouilles sur les ventes d’armes, des valises de billets, se servent dans les caisses de l’état etc… Certains d’entre eux s’enrichissent personnellement. Ils conçoivent et votent des niches fiscales qui permettent aux plus riches de ne pas s’acquitter de la totalité de leurs impôts. Ils sont les hommes et femmes de main des grandes multinationales qui font tout ce qu’elles peuvent pour s’affranchir des lois, devenir les plus puissantes possibles, et faire le maximum de bénéfices. Ils mettent en place, pour elles, le libre-échange qui permet d’aller exploiter les pauvres des pays pauvres, de créer le chômage et le dumping social dans nos pays. L’image qu’ils donnent est celle de gens qui, soit s’affranchissent des lois, soit les modifient pour qu’elles leurs soient favorables.

C’est donc leur faute si le chômage s’étend. C’est leur faute si dans certains quartiers, le taux est de prêt de 50%. C’est de leur faute, si des économies parallèles s’y développent. Dans ces quartiers, certains ont bien compris le système libéral. Ils sont à fond dans cette économie qui n’a qu’une différence avec celle des oligarchies installées, c’est qu’elle est considérée comme illégale.  Mais quand on voit ce qu’il se passe avec les paradis fiscaux et les blanchiments d’argent, l’on a de quoi se demander où se situe la légalité et quelle est la perméabilité entre ces économies légales et illégales. Un des problèmes, c’est aussi que cette économie parallèle, permet à un bon nombre de survivre. Que s’il n’y avait pas cet argent qui a corrompu jusqu’aux gens de petite condition, il y a longtemps qu’il y aurait eu de grosses explosions sociales. Nos responsables politiques acceptent donc que des « Caïds » fassent régner leur loi dans les citées. C’est un deuxième motif de frustration des citoyens moyens que nous sommes de voir que la loi n’est pas la même pour tous.

L’organisation, ou plutôt la désorganisation de notre société crée une ambiance délétère.

Un état républicain et ses bras armés, forces de l’ordre et justice, doivent faire appliquer la loi. Mais si l’état veut rester républicain, cette loi doit s’appliquer à tous et être fondée sur ce que l’on pourrait appeler une moralité.  Si des passe-droits existent et que la loi n’est pas acceptée comme « morale » par les citoyens, nous entrons dans un état dictatorial.

Il ne sert non plus à rien d’être partisan seulement de la répression. Si l’on n’organise pas économiquement la société pour que tous puissent vivre correctement, nous aurons à faire à toujours plus de délinquance et de rejet de la société. Si dans notre société actuelle, les « élites » ne donnent pas non plus l’exemple d’une probité  sans faille, il est vain de demander à tous les autres de se tenir correctement.  C’est pour la société comme pour le poisson, elle pourri par la tête.

Comme nous savons l’être humain faible et que l’on ne puisse jurer que chacun de ceux qui se retrouvent en position d’en profiter ne le feront pas, c’est par l’organisation d’un contrôle des citoyens que nous pourrons éviter cela. Je doute fort que l’extrême droite qui ne voient le salut de la nation que par les « hérauts » nationalistes, soient la plus à même de nous sortir de là. Je doute que le Front national, dont on a pu voir comment ses élus municipaux se comportaient quand ils avaient le pouvoir, dont le conseiller fiscal de Marine LEPEN, Philippe PENINQUE a ouvert  le compte en Suisse de CAHUZAC, ne soit à même de faire différemment des « UMPS » comme il les appelle.

 Hélas, beaucoup de nos concitoyens, influencés par ce qu’on leur dit à la télévision, ne peuvent faire le lien entre le « délinquant » que l’on laisse les « emmerder » et l’organisation économique de notre société.

En attendant, il faut que la loi soit respectée à Roquemaure.

Monsieur le Maire de Roquemaure, Madame la première adjointe de la commune et conseillère générale du canton, exercez vos mandats et faites ce qui est à votre porté : demandez à la Police Municipale et à la Gendarmerie d’intervenir pour que ce jeune cesse d’être  un danger pour lui et pour nous et aussi pour que les citoyens que nous sommes voient avec satisfaction que la loi est applicable à tous.

Luc Rousselot

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Un commentaire pour Coup de gueule :

  1. Lawton dit :

    Ce n’est pas que les jeunes qui ne respectent pas les lois et qui le font en toute impunité. J’a vu, le Maire rouler sur son vélo en sens interdit, Un facteur rouler depuis plusieurs années, sans casque dans le quartier de la Plaine, un Rottweiler habitant la route d’Avignon se promener systématiquement sans muselière et un Am-Staff promené en centre ville,sans laisse, sans muselière et en agressant d’autres chiens tenus en laisse.

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