Sur l’insécurité

Pour commencer, quelques chiffres :

chiffres mortalité 2010-1972

J’ai retrouvé ces chiffres en faisant des recherches sur internet.

J’ai choisi l’année 1972, avant le choc pétrolier, et l’année 2010 parce qu’elle est celle pour laquelle ont été publiés les homicides ayant eu lieu au sein du cercle familial. Pour l’année 1972, je n’ai pas pu trouver d’information sur ces homicides.

Il apparaît que le taux d’homicide pour cent mille personnes a légèrement baissé alors que les taux de mortalité au travail et sur la route ont très fortement décrus (d’autant que pour ce dernier, le nombre de véhicules a fortement augmenté). Pour la mortalité due au cancer, concernant les années 70, j’ai trouvé un nombre de morts sur 4 années que j’ai divisé par 4 pour approcher celui de 1972. Où l’on voit que le taux a presque doublé, même s’il faut relativiser ce doublement puisqu’il est admis que les personnes âgées sont plus sujettes au cancer et qu’elles sont plus nombreuses de nos jours que dans les années 70.

On remarque aussi que les homicides ont eu lieu à presque 70% dans le cercle familial.  

Froidement, nous devrions nous sentir plus en sécurité dans la France des années 2010 que dans celle des années 70.

Alors, pourquoi nous sentons nous autant en insécurité ? Nous devons nous poser cette question. Pourquoi avons-nous peur du lendemain ? Quelle est cette angoisse qui nous étreint de ce que sera demain ? D’où vient ce mal être qui nous rend frileux ?

J’ai bien réfléchi à la chose. Je ne pense pas être moralement différent de vous qui lisez ce texte. Bien qu’ayant un emploi de cadre avec un salaire correct, bien que ma compagne travaille et que son salaire soit également correct, que nos quatre enfants réussissent scolairement, que les deux plus grands fassent des études en enseignement supérieur, je ne suis pas des plus confiants en l’avenir.

D’où vient cette inquiétude ?

Elle vient de l’insécurité économique, du chômage qui augmente, des gens toujours plus nombreux que l’on voit dans la misère, dans la rue, sans logement. Elle vient des difficultés à boucler les fins de mois avec des enfants qui étudient à Toulouse et à Nantes, et, pour qui il faut payer de quoi se loger et se nourrir. Sans aucune aide. Si ce n’est une déduction de 160€ des impôts par enfant et dont nous avons appris qu’elle allait être supprimée.

Elle vient de l’angoisse de savoir si nos enfants les plus grands, et pourtant diplômés, pourront trouver un emploi. Et je ne parle encore pas des deux plus petits qui sont encore au collège.

Pourtant, on ne peut pas dire que nous faisons partie des défavorisés de notre pays. Des quantités de gens vivent dans des conditions bien plus défavorables que les nôtres.

 L’insécurité vient de la précarité que tous nous ressentons. Cette précarité est économique. Pour nous qui travaillons, elle nous étreint chaque matin au pied du lit, chaque soir quand nous nous couchons. Elle serre le ventre, tout le jour, de ceux qui n’ont pas de travail et de ceux qui, avec leurs salaires, se demandent comment ils vont payer leur loyer, leur électricité, leur eau, leur chauffage, leur voiture, à manger pour leurs enfants. Ceux qui se demandent si c’est une vie, de toujours compter, pour s’habiller, ne pas pouvoir partir en vacances, ne pas pouvoir se payer même une sortie par mois.

Quand les gouvernements de droite et de gauche se succèdent depuis 30 ans et que les choses ne font qu’empirer, il y a vraiment de quoi avoir envie de renverser la table. Où de se replier sur son monde, sa famille, ses amis et d’essayer de vivre son petit bonheur personnel tant que c’est possible.

Mais non !!!

On ne peut pas laisser ces importuns décider de nos vies. On ne peut pas laisser ces loups, ces requins, ces rapaces (je suis trop injuste pour ces animaux), ces égoïstes capter toute la richesse qu’ils peuvent et semer dans le monde la désolation. Nous devons nous lever, redresser la tête, et résister. Nous sommes « occupés » par les financiers apatrides (puisqu’ils parlent de quitter la France dès qu’on évoque la possibilité d’augmenter leurs impôts). Pour nous, pour nos enfants, prenons exemple sur les ainés qui ont su résister en leur temps.

Luc Rousselot

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2 commentaires pour Sur l’insécurité

  1. Michel Berardo dit :

    Bonjour,

    Le sentiment d’insécurité des habitants de Roquemaure ne vient pas d’un risque d’homicide. Il vient à mon avis des incivilités dans les rues et des cambriolages dans les habitations.
    Je reste convaincu que les incivilités peuvent être réduites par une augmentation de la police de proximité. Mais il s’agirait de mettre suffisamment de policiers municipaux. La commune de Roquemaure a 4 policiers municipaux…il en faudrait 7 au minimum. La majorité actuelle a baissé le nombre de 5 à 4 pendant leur mandat. Est-ce normal ?
    Comme sur bien d’autres sujets, il s’agit de priorités à faire…
    Il faut en effet faire les meilleures pendant un mandat.
    Pour ce thème, qui a tout de même été le thème principal de la campagne municipale précédente, l’équipe majoritaire a-t-elle réussi?
    Pour ma part, la réponse est clairement NON.

    Michel Berardo

    • lucrou dit :

      Bonjour Monsieur Berardo,
      Je conviens que le sentiment d’insécurité puisse provenir aussi des incivilités et des cambriolages. Comme je l’écrivais au mois d’Août, sur les incivilités, nous avons tous tendance à voir midi à notre porte: voir l’article par le lien ci dessous
      https://roquemaurelancitoyen.com/2013/08/11/des-incivilites-et-dune-methode-pour-venir-a-bout-de-certaines/
      Nous sommes effectivement favorables à une police de proximité qui sache faire preuve de fermeté, de respect et d’écoute. Roquemaure pourrait avoir plus de policières et de policiers municipaux puisque les effectifs de personnel réels sont inférieurs aux effectifs prévus (en 2012, 60 postes pourvus pour 68 budgétés si j’ai bien lu le bilan administratif).
      Nous avons pour objectif, si nous sommes élus, de faire reculer la méfiance entre les habitants de Roquemaure. Cela passera entre autre par les échanges au sein des comités de quartiers ou thématiques que nous voulons promouvoir.Il ne suffit pas de déléguer à la Police municipale ou à la Gendarmerie ce combat contre les incivilités. Nous devons tous être acteurs à notre niveau. Nous sommes tous responsables du repli individualiste qui mine notre société. Inventons déjà sur Roquemaure une autre façon de vivre. C’est cet élan (citoyen) qui nous motive.
      Cordialement
      Luc Rousselot

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